10.6.10

Ce beau pays qui est le nôtre…Lethbridge

Il y a quelque temps, j’ai eu le plaisir de visiter la très belle ville de Lethbridge, en Alberta. Vivre à Calgary pendant une couple d’années m’a fait aimer encore plus l’Alberta, et maintenant, je ne rate pas une seule occasion d’y retourner. Cette fois, j’y suis allée en partie pour participer à l’Assemblée générale annuelle du Parti libéral du Canada en Alberta. J’y ai bien sûr entendu les blagues habituelles du genre « Des libéraux? En Alberta?! ». Mais oui, il y a beaucoup de libéraux en Alberta, et parmi les plus énergiques et travaillants, avec ça. Et à en juger par ce que j’ai vu et entendu lors de mon séjour à Lethbridge, j’ajouterais que l’Alberta présente pour nous, libéraux, des possibilités qui ont tout pour nous enthousiasmer. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’on y trouve beaucoup de purs et durs libéraux. Des libéraux avec un « L » majuscule. Ce que je trouve si intéressant…et stimulant, c’est que beaucoup plus d’Albertains sont en fait des libéraux avec un « l » minuscule, c'est-à-dire des gens pragmatiques au plan économique, prudents au plan fiscal, épris de la justice sociale, soucieux de l’environnement et fiers de la place du Canada dans le monde. Ils sont des gens qui n’aiment pas les gouvernements qui gaspillent l’argent des contribuables ou qui refusent de leur rendre compte de ce qu’ils en font ou qui ont peur de la transparence, ou encore qui gouvernent selon une idéologie bornée, intransigeante et intolérante. Nous savons que beaucoup, mais vraiment beaucoup de Canadiens partagent ces mêmes valeurs et principes, et le défi qui nous attend (et l’occasion qui s’offre à nous) en Alberta consiste à amener toutes ces personnes à voter libéral. Nous avons beaucoup à faire pour persuader plus d’Albertains de transformer leurs opinions libérales en votes pour les libéraux (nous NE SOMMES PLUS le parti du Programme d’énergie national, bon sang!), mais nous savons aussi que nous pouvons accomplir beaucoup de choses quand nous nous serrons les coudes pour une cause en laquelle nous croyons.

Une des séances a accueilli les leaders de divers groupes confessionnels et était présidée par mon collègue John McKay. Ce qui m’a plu le plus, c’est d'abord de voir la foule que nous avons attirée et ensuite de constater qu’elle comptait bon nombre de jeunes libéraux. Permettez-moi de m’expliquer. Je ne pratique aucun culte et je suis pro-choix et favorable au mariage homosexuel. Néanmoins, je comprends très bien que d’autres SOIENT pratiquants et qu’ils puissent avoir des opinions fort différentes des miennes sur certains sujets. Pour moi, cela va de soi. J’accepte sans difficulté que les gens croient en ce qu’ils veulent et fassent ce qui leur plaît, tant qu'ils laissent leurs semblables choisir leurs croyances et leur style de vie et ne font de mal à personne. Mais trop souvent, nous rejetons les gens avec leurs idées, totalement et sans discernement, rien que parce que nous ne sommes pas d'accord avec eux sur certains points. Je trouve beaucoup de points en communs entre les principes libéraux et ceux de nombreux groupes religieux, comme aider les pauvres, construire des logements à prix abordable, responsabilité économique, protéger l’environnement, aider les pays étrangers qui en ont besoin. Nous devrions insister sur ce que nous avons en commun et qui nous rapproche plutôt que sur ce qui nous sépare. Je suis heureuse que les médias locaux aient fait ressortir ce point.

À Lethbridge, en plus de plusieurs autres séances, j’ai notamment eu la chance de souper avec le maire Robert Tarleck, une rencontre qui s’est avérée excellente, et j’ai aussi eu droit à une visite extraordinaire guidée par un homme formidable, M. Van Christou. Ainsi, j’ai eu le privilège et le plaisir de visiter un de nos joyau canadien, le jardin japonais « Nikka Yuko Japanese Garden ». L’endroit est saisissant. Ce qui m’a frappée et émerveillée, c’est de voir que la communauté nippo-canadienne, dont nous avons si mal traité les membres lors de la Deuxième Guerre mondiale, n’aient pas été aigris par cette injustice, mais qu’ils se soient serrés les coudes pour créer ce trésor, dont ils ont fait cadeau à la Ville de Lethbridge, à l'occasion de son centenaire, et au Canada. M. Christou, photographe accompli, a coproduit sur le jardin un magnifique livre de prestige qui trône fièrement sur un présentoir dans mon bureau.

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